lundi 29 novembre 2021

Connaissance pour obtenir le 1er Dan et porter la Ceinture Noire

 Nous ne parlons pas de fédéral sportif et de distribution commerciale.

Il faut d'abord avoir obtenu une bonne ceinture jaune, parce qu'une bonne ceinture jaune donnera une bonne Ceinture Noire qui sera décernée après au moins 6 ans d'étude en suivant les Cours et s'entraînant au moins trois fois par semaine toute l'année en plus des stages.
Un Kyu par an dans ces conditions est le gage d'une bonne formation sérieuse.
En Judo Traditionnel il n'y a pas de surdoués mais que des pratiquants sincères.

La Connaissance d'un Métier

 Il ne viendrait à personne l'idée de faire construire sa maison à un maçon qui n'a pas effectué ses trois ans d'apprentissage et obtenu son C.A.P, puis deux ans de ce que l'on appelait demi ouvrier et cinq ans d'ouvrier avant de devenir Maître d' Oeuvre.

Pour ouvrir son cabinet de Médecin Généraliste neuf ans d'étude .
Chirurgien 10 à 12 ans d'études avant le Doctorat qui permet d'opérer enfin seul.
Et bien sûr il faut avoir passé le numerus closus, sinon c'est une année de plus!!
Combien d'années de Matelot avant d'être Capitaine.
Une fois Patron il faut tous les jours être au Travail, se tenir au courant des dernières évolutions techniques se recycler.
Pilote de ligne des années de formation, puis des années de first officer (co pilote) avant d'être Commandant de bord. Et pour tous ces pilotes Recyclages, contrôles annuel au sol au simulateur et en vol, ainsi que des visites médicales strictes. Un pilote de Ligne peut donc à tout moment perdre sa Licence et se retrouver au chômage!!!
C'est ça la Connaissance, l'engagement de toute une Vie.
Il n'y a pas de place pour les dilettantes, les simulateurs, les fumistes les presque plein de choses et qui finalement ne savent rien en tout.

On est vieux quand on n’apprend plus- Michel NOVOVITCH

 



La connaissance est un processus qui commence à l’ouverture des yeux du nouveau-né et s’achève avec la fermeture des yeux du mort. Cette connaissance est un long process d’observation, de compréhension, qui se développe avec l’intérêt que l’homme ressent pour le monde qui l’entoure. Celui qui baisse la tête en vieillissant finit par ne contempler que son nombril et, comme dans sa vie fœtale, il finit en vase clos, déjà mort.

samedi 27 novembre 2021

Toutes Catégories Judo

 Toutes Catégories Judo

L'idée force du Vrai et Grand Judo est que le plus petit moins fort peut par le Mental la Détermination sans faille, la Vitesse l'Intelligence, une meilleure Technique, Battre le Lourd le plus Fort Physiquement.
Participer même gagner en catégories de poids c'est Sportif (sport ; s'amuser batifoler), pour un Combattant c'est Rien.
Affronter le Toutes Catégories c'est BUDO, c'est la Vie Réelle, il n'est pas possible de tricher.
Affûtons nous donc.

vendredi 26 novembre 2021

La CONNAISSANCE

 La CONNAISSANCE

C'est un processus normal lorsqu'il permet d'évoluer individuellement en s'adressant qu'à soi même.
Vouloir être spécialiste en tout dénote un Ego qui n'est plus dans son enveloppe.
Lorsque c'est un besoin de RECONNAISSANCE pour impressionner les autres, quitte à les importuner, alors que souvent dans l'entourage où le Smart Aleck s'adresse, il y a parfois des spécialistes qui par charité se taisent, n'est plus se regarder le nombril mais pire c'est se mordre la queue.

samedi 20 novembre 2021

Ce n'est pas BUDO ce n'est pas JUDO


Axact est le plus grand empire de faux diplômes au monde construit par une entreprise Pakistanaise!!! sur le web.
On pouvait acheter pour des sommes allant de 300 à 5000 dollars des diplômes
d'aide soignante, d'infirmière, d'ingénieur, de pilote, de Docteur en Médecine de Docteur en Psychologie !!! etc....
Toute cette escroquerie sous de fausses étiquettes d'Universités US telles que Newford
avec des Certificats provenant soi disant du Département USA signés John Kerry.
Quelle misère morale consécutive à des complexes d'infériorité pas soignés psychologiquement voire relevant de la Psychiatrie , pour commander de faux diplômes au Pakistan ce pays arriéré.
La pratique du Budo-Judo doit permettre de ne pas arriver à de telles extrémités et faire prendre conscience que Mentir c'est être inférieur à soi même.

samedi 16 octobre 2021

Le dernier Samouraï Bordeaux III

 

Maître Michigami entame à Shanghaï une suite ininterrompue d'exploits glorieux outre-mer, dont la projection dans les airs d'un marin de 2,15m.

On a les types "sensitifs" et les "répétitifs" : les réactions diffèrent selon les pays.

Après avoir été diplômé de l'Ecole Busen de Kyoto, Michigami fit un bref passage comme enseignant au Lycée (dans l'ancien système scolaire d'avant-guerre) de Kôchi avant d'être appelé sous les drapeaux. Une vilaine blessure au genou droit suite à une chute dans une tranchée au cours d'un exercice de nuit lui valut trois mois de congé de convalescence. A partir de 1940, il devient instructeur de judo à l'Université de l'Institut Tôa Dôbun Shoin de Shanghai (cf. 1er article). C'est à partir de là que va se constituer la légende des actions chevaleresques de Haku Michigami outre-mer

 

J'étais à peine nommé à mon poste d'instructeur que le Consulat Général du Japon à Shanghaï appela le recteur de l'Université Tôa Dôbun Shoin. En substance il s'agissait de ceci : ne pouvait-il pas dépêcher un professeur de judo pour instruire les marins du "Conte Verde", un bâtiment de la Marine de Guerre italienne qui mouillait en ce moment dans le port de Shanghaï.
On se rappellera qu'à l'époque l'Italie et le Japon étaient des pays alliés. "Allez-y, me conseilla le Recteur, il y va également de l'amitié nippo-italienne... " Lorsque je montai à bord quelques jours plus tard, dix énormes lascars " ... qui avaient, m'assura-t-on, quelque peu tâté du judo" m'attendaient. Un marin particulièrement grand -2,15 mètres me fut-il précisé - me parut assez impressionnant. On me signala obligeamment que c'était là une belle "bête" qui avait entre autres remporté le Championnat de Lutte contre la Flotte Américaine du Pacifique, et que tous les maîtres de judo japonais avaient poliment décliné de se frotter à lui.
On allait bien voir ça! On ouvrit donc sans tarder les "hostilités" sur le pont du navire. Je faisais, et fais toujours, pas plus de 1,73 mètre. Mon adversaire avait les bras tellement longs qu'il était hors de question d'atteindre le col de son vêtement, force m'était d'empoigner ses manches. Ouchigarikouchigari? Sans effet! Bon, essayons au contraire de garder nos distances avec cet échalas et essayons un tomoenage... Ca y est! il dévissait, il était parti en un superbe vol plané!
L'interprète était déjà sur moi : "Ne le projetez pas ainsi, le fleuve ne rend jamais ceux qui y tombent!" Le bâtiment de la marine italienne se trouvait effectivement à l'ancre sur le Huanpu là où des courants et remous étaient tels que les gens qui tombaient à l'eau ne refaisaient jamais surface. Je me bornai à rétorquer que c'était avant tout la taille et la posture de l'adversaire qui décidaient de la prise à appliquer, et je m'essayai tout de même à des prises moins spectaculaires pour envoyer valser mes autres adversaires.

Le fait de n'avoir jamais remporté que des victoires depuis son arrivée en France en 1953 contribua énormément à asseoir la confiance qu'on avait en lui comme instructeur.

"Il suffit que tu sois battu une fois à l'étranger et tu peux faire une croix sur ta vie de judoka" m'avait bien mis en garde Zôshunosuke Kawaishi, alors conseiller de la Fédération Française de Judo. Sans doute devait-il avoir vu beaucoup de gens à qui cela était arrivé, quant à moi je décidai de ne pas trop me tracasser sur cette question. Car esquiver les défis est contraire à l'esprit du judo.
Au début que j'étais en France, c'était épouvantable. C'était l'époque où traînait partout cette atmosphère de l'époque où l'Europe faisait peser son ascendant colonial sur la plupart des pays d'Asie. On était du reste assez sceptique sur cette réputation d'invulnérabilité des judokas japonais. Si on n'apportait pas ses preuves en alignant des victoires, il était hors de question de devenir instructeur.
Aussitôt que se répandait la réputation d'être un type imbattable, c'était pratiquement tous les mois que tombaient les défis. On n'avait pas plutôt mis le pied sur les tatamis qu'on entendait fuser les cris "Descends le Japonais!" Bon, il fallait se mettre à l'ouvrage, et quand on avait montré qu'on pouvait descendre dix, voire douze gaillards d'affilée, c'était un immense soupir admiratif, "Oh!" qui parcourait l'assistance. Et le manège allait se répétant à l'infini.
Jamais une seule fois, je n'ai été battu. Il y avait bien de hauts gradés, mais envoyer valser quelqu'un qui ne sait pas trop ce qu'est le judo n'est pas tellement difficile. D'abord ils se creusaient la tête à essayer de comprendre comment un petit bout d'homme comme moi parvenait à balancer aussi rapidement des grands gabarits. En fait, ce n'était pas bien sorcier. Il suffisait de parer ou esquiver la prise de l'adversaire et d'utiliser à plein la force de réaction pour le jeter. C'est ainsi que j'enseignai un judo d'"action-réaction" qui n'était absolument pas basé sur la force.
Ce que j'ai bien senti au cours de mon enseignement c'est que les réactions des individus différaient selon les pays. Vous enseignez une nouvelle prise, si c'est à un Français, il va l'essayer sur le champ pour déclarer aussitôt qu'il a compris ; ce sont ceux qui privilégient la "sensation". Un Hollandais, lui par contre, va se lancer dans une séance de "uchikomi" (répétition inlassable d'un enchaînement de gestes à vide) pour apprendre la nouvelle prise, l'inculquer à son corps, pendant vingt minutes, une demi-heure, parfois davantage si vous ne lui dites pas d'arrêter. Or, cet Anton Geesink, celui qui allait devenir dans les années soixante la bête noire du Japon, alors sanctuaire inviolé du Judo, était sans conteste le parangon même ce deuxième type.

Propos recueillis par Kazunori Iwamoto, Section Sportive

 

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 Il reprendra avec un autre intitulé et traitera de différents sujets.